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La Clinique Carlier devient la Polyclinique de Gascogne

Publié le 23/01/2012 à 17h39

La clinique Carlier a officiellement changé de nom. Il faut désormais l'appeler Polyclinique de Gascogne.

 

La clinique d’Auch n'oublie pas celui qui l'a dirigée durant cinquante ans. D'ailleurs, son directeur Frédéric Wloch a dévoilé lors de la cérémonie de baptême, dans le hall d'accueil de l'établissement médical, le bas-relief sculpté par André Tauziede et la plaque commémorative qui rendent hommage au Dr Pierre Carlier. Néanmoins, cette ère-là est bel et bien révolue. Après trois mois de consultation, auprès des patients certes, mais aussi des habitants du Gers, les urnes ont parlé : c'est donc avec la Polyclinique de Gascogne qu'il faudra désormais compter. Sachez pour l'anecdote, que nous ne sommes pas passés très loin de la Clinique d'Artagnan arrivée en deuxième position dans les bulletins de vote, mais bien au large de Medipôle du Gers ou Clinique d'Oc.  

 

Matériel de pointe 

La clinique auscitaine n'a cependant pas passé ces derniers mois à dépouiller les bulletins de vote. Sous l'impulsion de son nouveau directeur Frederic Wloch, elle a notamment agrandi sa pharmacie, créé deux postes de responsable d'unité de soins et accueilli quatre nouveaux praticiens : un anesthésiste, un dentiste, un ophtalmologiste et un chirurgien viscéral. 

Soucieuse de rester compétitive vis-à-vis de Toulouse, la Polyclinique de Gascogne a décidé d'investir dans du matériel de chirurgie buccale, d'aménager une nouvelle salle d'opération, de mettre en place un équipement vidéo en orthopédie que Frédéric Wloch promet « digne des plus grands centres d'orthopédie » et de s'équiper de matériel de pointe pour le traitement des calculs rénaux.

De plus, un troisième chirurgien orthopédiste, un chirurgien viscéral et deux dentistes vont être recrutés d'ici à la fin de ce premier semestre. La direction réfléchit aussi au recrutement d'un troisième urologue et de deux anesthésistes. Le Groupe Vitalia auquel appartient la Polyclinique de Gascogne ne lésine donc pas sur les moyens, et Frédéric Wloch le martèle volontiers « II faut impérativement empêcher les fuites sur Toulouse et tout faire pour éviter la désertification du territoire de santé. » 

 

Parmi les 150 invités au « baptême » de la clinique, un représentant de l'Agence régionale de santé, auquel n'aura sûrement pas échappé le message du directeur de la clinique qui a en effet rappelé aux autorités de tutelle le déficit en matériel lourd que subit le Gers, notamment en matière de scanner et d'IRM. Un enjeu sanitaire de taille pour rester dans la cour des grands sans être tributaire des services toulousains.

 

© Sud Ouest – Blandine Philippon